PONY CONGO


VICENTE PAREDES



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Pony Congo : que peuvent avoir en commun les enfants de la haute société espagnole avec quelques pauvres enfants du Congo ?
Pendant deux ans, Paredes a suivi les championnats de poneys à Ségovie. « Un ami m’avait parlé de ces compétitions. Le sujet m’a semblé très curieux. C’est un monde élitiste très dur pour les enfants. Il y a beaucoup de compétitivité, des contrariétés et un stress … Tout cela a attiré mon attention ». En 2013 Paredes rend visite à des amis vivant au Congo. Il prend quelques photos des enfants travailleurs du Bas-Congo. De retour en Espagne, il tente de composer des diptyques et remarque que les images du monde des colonisés et du monde des colonisateurs commencent à dialoguer. En réunissant deux extrêmes de l’enfance, Pony Congo met le lecteur face à la description extrême de routines fortement opposées : d’une part le stress des riches pour gagner, dès l’enfance, reconnaissance et statut social et d’autre part les sourires bien connus des pauvres en Afrique.
 Pony Congo surgit de la réunion des deux. Il ne s’agit pas d’un accouplement simple de mots, c’est plutôt un dialogue entre des images discordantes, brillantes pour les riches, mats pour les pauvres, et apparemment étrangères. Cependant, une fois réunie dans une cohabitation improbable, elles créent une narration ironique et sagace le long des doubles pages qui composent le livre.


Editeur : THIS BOOK IS TRUE
Année de parution : 2015