Nunca mi ALMA

Adeline KEIL


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Solitude, rejet, honte, peur, mort… Après 30 années de Guerre Civile (1960‐1996) avec 200 000 personnes massacrées et 45000 portées disparues toutes issue des communautés Maya. Le Guatemala signe un accord de paix le 29 décembre 1996. Ce fut sans conteste le conflit le plus tragique d’Amérique Latine. Douze années après les tensions persistent envers ces populations, le Guatemala est devenu un pays de non droit, ou règne la terreur, le racisme, et le machisme. Une personne d’identité Maya est à peine plus considérée qu’un chien… Beaucoup de femmes indigènes exercent le travail du sexe, afin de pouvoir survivre. Au vu des réalités sociales, économiques et politiques du pays, nombreuses sont celles qui, suite au conflit armé, se retrouvent seules et démunies avec leurs enfants. Nombreuses sont les femmes dont les hommes ont fui les communautés pour le rêve américain, les laissant sans ressource. Nombreuses sont celles qui ont fui les divers abus (sexuels) subis au sein de leurs propres familles. Nombreux sont ceux qui partent pour vivre dans le corps qu’ils ont choisi. Elles (ils) quittent leur communauté et leur identité culturelle pour Guatemala city où, dans des conditions de vie inhumaine elles (ils) se raccrochent à la vie quelle qu’elle soit, dans l’espérance d’un futur meilleur. ‐ Mille‐huit‐cent‐quatre‐vingt‐dix‐sept femmes ont été assassinées ces quatre dernières années au Guatemala, cinq cas ont été élucidés. La majorité des victimes sont des travailleuses du sexe. ‐ Quatre‐vingt pour‐cent de ces travailleuses sont actuellement porteuses du VIH.

 

Country : Guatemala
Place : Guatemala city

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